Communiqué de Presse de la

CONFEDERATION PAYSANNE:

"Compromis PAC : la France doit faire mieux !"
28.06.2021

 
 
Les ministres de l'Agriculture de l'Union européenne viennent d'avaliser l'accord sur la PAC* obtenu lors du dernier trilogue. La Confédération paysanne déplore fortement le peu d'ambition de cet accord, particulièrement sur les enjeux sociaux et environnementaux. Trois années de discussions accouchent d'un texte d'avant la crise, dans la continuité de la précédente PAC*. Les 27 n'ont décidément rien appris de la crise sanitaire et des dépendances agricoles qu'elle a mises en lumière. Quel écart entre les objectifs du Green deal et cette future PAC ! La voix du Parlement, seule instance élue par les citoyen.nes européen.nes, aura bien peu pesé.
 
La France, comme les 26 autres pays de l'Union européenne, va désormais pouvoir finaliser son plan stratégique national (PSN) qui déclinera le cadre adopté par le trilogue. Le gouvernement français peut encore redresser la barre et tracer une ligne plus ambitieuse, conforme à ses affichages et discours en matière agricole et alimentaire.
 
Sur le volet social, rien ne lui interdit d'aller au-delà du plancher des 10% sur le paiement redistributif, aide qui favorise les premiers hectares et permettrait de lutter contre la course à l'agrandissement. Activer l'aide « petits agriculteurs », qui valoriserait les petites fermes créatrices d'emplois et de valeurs, reste possible. La France doit cesser de refuser d'activer cette mesure et se cacher derrière son projet de pseudo aide couplée « maraîchage » qui exclut l'arboriculture et ne concernera que 3000 fermes. Sur ce sujet encore, le compromis fait pâle figure, car le montant de l'aide « petits agriculteurs » n'a même pas été revalorisé !
 
Sur le volet environnemental, le plancher des 20% des aides du 1er pilier pour les écorégimes, sournoisement obtenu par le Conseil qui a fait un geste minuscule quand le Parlement demandait 30%, n'est pas un plafond. La France doit aller au-delà et doit revoir en profondeur son projet d'architecture des écorégimes pour en exclure la certification HVE (Haute Valeur Environnementale) qui n'est qu'un outil de greenwashing.
 
Sans volets social et environnemental ambitieux, comment prétendre à une agriculture réellement performante, c'est-à-dire une agriculture qui emploie plus, qui nourrit mieux et qui préserve nos moyens de production pour assurer la transition agroécologique.
 
Contacts :
Nicolas GIROD - Porte-parole de la Confédération paysanne - tél: 06 07 55 29 09
Denis PERREAU - Secrétaire national - tél: 06 88 80 75 48
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78

Réforme de la PAC: quelles orientations pour demain?


 

 

 

 

Source : GAB 85

Bon à savoir!


Pour une PAC plus juste, et plus verte, participez au débat:

https://www.youtube.com/watch?v=cZoed-eUOQ4


Insecticides TUEURS d'abeilles: 10 raisons pour ne pas voter la dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes

31 organisations demandent aux parlementaires d’avoir le courage politique de s’opposer à un projet de loi dangereux pour la biodiversité et pour l’avenir de notre agriculture.

A RETROUVER sur https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2020/09/lettre-neonicotinoide-parlementaire-vf.pdf


Hypocrites du climat!

Le 23 juillet 2019, l'Assemblée nationale ratifiait le CETA malgré la contestation de la société civile. Un an plus tard, le texte est toujours en attente de son passage au Sénat. Pour appeler le gouvernement à suspendre le traité commercial transatlantique, des militant·es de Greenpeace, Attac et la Confédération paysanne ont recouvert les permanences parlementaires avec des slogans tels que « Hypocrite du climat » ou « CETA ou climat, vous avez (mal) choisi »...


Comment le confinement a-t-il changé vos habitudes de consommation?

Avec le confinement, nous avons eu le plaisir de découvrir de nouvelles têtes parmi nos clients... Afin de continuer à faire au mieux notre métier de producteurs, aidez-nous à mieux vous connaitre !

 

Le Groupement des Agriculteurs Bio du 44, syndicat rassemblant la moitié des fermes bio du département avec l’objectif de développer l’agriculture biologique sur notre territoire, souhaite comprendre:

 

  • Les raisons pour lesquelles les nouveaux consommateurs sont venus dans nos points de vente
  • Comment ils perçoivent notre magasin
  • S'ils vont revenir après le confinement.

Le président Macron a choisi de valoriser le modèle agricole le plus déconnecté du vivant!


Lettre ouverte aux citoyen.ne.s. Coronavirus : La nécessaire refondation de nos systèmes agricoles et alimentaires


Sauvons notre Poste!

La POSTE des COUËTS existe depuis plusieurs décennies....La population de ce quartier s'est développée de façon importante du fait de la densification souhaitée par Nantes métropole. Cette densification ne se fait pas sans poser de problèmes en terme de circulation !!!C'est pourquoi une proximité des services publics est indispensable; il est en effet inconcevable de demander un effort pour ne plus se servir de l'automobile et d'organiser la ville en supprimant la POSTE. Réagissons avant qu'il ne soit trop tard !

 

https://www.change.org/p/m%C3%A9tropole-de-nantes-sauvons-notre-poste


La bio: pas si ringard !


Consommateurs bio et locaux,

vous devez le savoir !

 

La FNSEA a fait enlever le droit de vote
du GAB44 à la CDOA

 
 
 
Les agriculteurs et agricultrices bio ont fait le choix de cultiver leurs champs et d’élever leurs animaux dans le respect de la Nature, sans artifice chimique. Et ça marche !
 
La preuve : ils représentent aujourd’hui 25% des fermes de Loire-Atlantique. (Un film a été tourné pour présenter ces 1000 visages de la Bio)

Le GAB44 (Groupement des agriculteurs bio) les représentent depuis 30 ans pour défendre leurs intérêts, porter ce projet d’une agriculture bio performante techniquement, économiquement, créant de l’emploi, attirant des jeunes paysans, préservant la qualité de l’eau, produisant des aliments bon pour la santé des consommateurs.

Fort de cette légitimité, le GAB44 avait, depuis mars 2019, la possibilité de s’exprimer et de voter au sein de la CDOA (Commission Départementale d’Orientation agricole), l’endroit où se décide l’avenir de l’agriculture de la Loire-Atlantique sous la responsabilité de l’Etat.

Mais la « profession agricole » (il faut entendre la FNSEA) a demandé au Préfet Claude d'HARCOURT d’attribuer le droit de vote du GAB44 à la SAFER (un organe piloté par la FNSEA). Le Préfet a accepté.

Nous nous interrogeons sur cette collusion entre l’Etat et la FNSEA et sur le sens que cela a dans le contexte actuel.
 
A l’heure où les citoyens se questionnent sur l’agriculture, nous avons tous besoin de consolider ce lien entre agriculteurs et habitants des territoires. L’agriculture bio le permet. Le GAB est un véritable pont entre deux mondes qui se connaissent mal.
Il faut remplacer la moitié des agriculteurs qui va partir en retraite dans les 10 ans qui viennent. La Bio attire de nouveaux profils répondant à cette nécessité de renouvellement. Près de la moitié des installations se fait en bio.
 
Il semble que les représentants syndicaux se replient de plus en plus sur eux-mêmes au lieu de s’ouvrir !

Ils n’arrivent pas à penser l’agriculture de demain avec d’autres organisations et préfèrent les exclure.

Nous, paysannes et paysans bio, revendiquons une agriculture partagées avec les citoyens pour l’enrichir de regards nouveaux pour une Nature respectée et des produits de bonne qualité !

Contacts presse :
· Philippe CAILLAUD : 06.16.57.32.99
· Audrey LACROIX : 06.98.16.88.46
 
 
Source:
GAB 44
1, rue Marie Curie
44 170 Nozay
accueil@gab44.org
02 40 79 46 57
 

Excellent article de l'excellent journal REPORTERRE!


La bio continue son chemin...